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Au contact de la peau, elle engendre une brûlure virulente.

En guerre contre une plante qui brûle au troisième degré


Joey Olivier
Chef contenu éditorial - MétéoMédia

Vendredi 8 juillet 2016 à 10 h 25 - Plusieurs villes du Québec et l’Ontario sont toujours aux prises avec la prolifération de la berce du Caucase, une plante très toxique pouvant provoquer des brûlures allant jusqu’au troisième degré au contact de la peau.


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À Grand Sudbury, en Ontario, les autorités municipales ont enlevé une série de plants géants aux abords de l’avenue Attlee. Ce n’était pas la première fois que cette espèce poussait dans ce secteur. Les responsables du service environnemental accordent une importance particulière à cette plante en raison de son niveau de dangerosité pour les citoyens.

Plusieurs villes américaines sont aussi confrontées à la même problématique. À Manorville, New York, les employés de l’état ont coupé 45 plants sur une propriété le mois dernier. Le propriétaire ne connaissait pas les risques de cette plante envahissante lorsqu’il l’a plantée il y a 15 ans. Ce cas n’est pas unique puisqu’elle a effectivement été introduite en Amérique du Nord sans que les horticulteurs sachent à quel point elles étaient dangereuses. La berce du Caucase a été détectée dans 45 comtés de l’état de New York.

Au Québec, cette plante a été introduite au début des années 80 pour des fins d’horticulture. Son succès a été très modeste, mais suffisant pour qu’elle puisse établir des populations dans les années 90. Cette propagation a continué d’augmenter.

Crédit: site Web de la ville de Sudbury.

Crédit: site Web de la ville de Sudbury.

Discrète, mais extrêmement dangereuse

La berce du Caucase passe souvent pour une plante comme une autre. Mais au contact de la peau, elle engendre une brûlure virulente. Contrairement à l’herbe à puce, dont la réaction découle d’une réaction allergique, ce qui signifie qu’il faut un contact répété pour développer des dermatites, la sève de la berce du Caucase contient des composés toxiques. Lorsque cette substance entre en contact avec la peau et la lumière, il y a brûlure (photodermatite).

« On parle d’une brûlure sérieuse du deuxième et même du troisième degré. On a un cas connu en Europe qui a mené à une amputation. Ce n’est pas une plante à prendre à la légère », explique Claude Lavoie, biologiste et professeur à l’Université Laval et coordonnateur du groupe de recherche QuéBERCE. À l’instar d’une brûlure, les cicatrices peuvent être longues à guérir et laisser des marques sur la peau.

Au contact de la peau, cette plante peut causer des brûlures au deuxième et troisième degré. Photo : D. Rodrigue.

Au contact de la peau, cette plante peut causer des brûlures au deuxième et troisième degré. Photo : D. Rodrigue.

Opérations nécessaires pour l’éradiquer

En 2015, les concentrations les plus importantes se trouvaient surtout dans la région de Québec, Chaudière-Appalaches et quelques poches dans les Basses-Laurentides, au nord de Montréal et dans la région de Lanaudière.

Selon Claude Lavoie, la menace est toujours très présente à l’heure actuelle au Québec.

« La situation s'améliore peu de façon générale, car on découvre sans cesse de nouveaux sites, les gens étant plus vigilants. Les opérations se sont multipliées, surtout au Bas-Saint-Laurent, en Estrie et en Chaudière-Appalaches, avec un certain succès », confirme-t-il à MétéoMédia.

Faire la différence

La berce du Caucase est souvent confondue avec la berce laineuse, surtout dans les régions où cette plante est très présente. La laineuse peut aussi causer des réactions cutanées, mais elles sont moins violentes qu’avec la Caucase. On peut les différencier grâce à leur taille, car celle de la berce du Caucase est plus importante. Ce type de plante se développe principalement le long des cours d’eau, des fossés, des chemins de fer et des routes.

On la retrouve également dans les prés et terrains vastes. Si elle est bien éradiquée, la berce du Caucase « est probablement la seule pour laquelle une éradication (élimination complète localement) est possible sur une période de cinq ans », peut-on lire sur le site Plantes Envahissantes de l’Université Laval.

EN VIDÉO : COMMENT DÉTECTER LA BERCE DU CAUCASE:


Sources: CBC news | NEWS 12 | QuéBERCE | Université Laval | Portail santé Québec

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